En Andalousie, il existe certaines plages où la tranquillité et le silence sont garantis, en particulier durant ces jours qui présagent l’automne, lorsque le soleil commence à s’abaisser pour nous offrir certains de ses couchers les plus inoubliables.

La playa de los Muertos à Almeria, la plage de Cotobro sur la Costa tropicale de Grenade, Calahonda sur la Costa de la Luz gaditane ou les plages vierges de Donaña sont cinq lieux immanquables pour une excursion automnale, les pieds dans l’eau. Voici leurs secrets.

Plage de Cotobro (Grenade)

La côte qui unit  Almuñecar et Cotobro est une jetée délicieuse où les vagues viennent battre le rivage à quelques mètres seulement des promeneurs. A l’entrée de Cotobro, où les montagnes se précipitent dans la Méditerranée, une crique tranquille donne son nom à une aire de repos. Il n’ y a pas longtemps encore, Cotobro était célèbre pour un restaurant renommé qui s’est installé à Nerja depuis. Une promenade en pierre mène à l’autre extrémité de la plage, et conduit à d’autres criques solitaires.

 

Calahonda de Maro (Malaga)

Son nom est Calahonda, mais la série de télévision espagnole Verano Azul (Eté Bleu) la rendit célèbre sous le nom de Cala Chica. Elle se trouve elle aussi à proximité de Nerja, à Maro. Le chemin menant à ce lieu idyllique, fréquenté par de nombreux naturistes, est bordé de cannes à sucre, de serres, granges et champs où germent toutes sortes de fruits tropicaux. Les eaux qui ont façonné en d’autres temps la merveille connue comme étant la Grotte de Nerja sont les mêmes que celles qui se précipitent dans le petit affluent limpide jusqu’à Calahonda, arrosant roseaux, palmiers et figuiers de Barbarie.

 

Plage de los muertos (Almeria)

La mort a « bon goût ». Autrefois, les cadavres des navires qui faisaient naufrage sur les côtes du Cap de Gata s’échouaient sur cette plage située à 6 km seulement de la ville de Carboneras. Aujourd’hui, ce sont des hommes et des femmes bien vivants qui font face aux sentiers pentus descendant jusqu’à ce délicieux lambeau de sable doré, flanqué de deux falaises. Sur la plage de los Muertos, ainsi que sur la plage voisine de Vera, et d’autres du levant d’Almeria, on pratique le naturisme.

Plage d’Atlanterra (Cadix)

Les pirates berbères ne maraudent plus au large de ses côtes, de même que les menaçants navires anglais qui défirent les troupes espagnoles non loin de là, au cap de Trafalgar. Atlanterra, qui tient son nom du mythe grec, est une splendide plage ; elle respire le luxe des résidences et chalets parsemant la colline du même nom. C’est la route de Zaharra de los Atunes qui conduit à Atlanterra. La plage est plus petite et tranquille que sa voisine, et par jour clair, on y distingue jusqu’aux côtes marocaines. Avec son sable blanc, la plage d’Atlanterra assure des couchers de soleil inoubliables, à deux pas des plages historiques de Bolonia.

 

Les plages vierges de Doñana (Huelva)

Elles sont le dernier territoire vierge du littoral espagnol ; près de 40 km qui s’étendent de l’embouchure du Guadalquivir, face à la ville animée et colorée de Sanlucar de Barameda, à la cummune de Matalscañas. La ville d’El Rocio, accueillant chaque année le plus grand pèlerinage d’Espagne se trouve à quelques kilomètres seulement de cette dernière, à l’intérieur des terres. Le parc de Doñana étant réserve naturelle, on n’accède à ses plages qu’à pied, à vélo ou à cheval. Aucun moyen motorisé n’y est autorisé. Prenez le large à quelques kilomètres des dernières urbanisations en bordure du parc et pénétrez dans un univers où les sons de la nature règnent en maître. Ici, le soleil est explicite et les eaux plus sombres qu’ailleurs en Atlantique.