Vu de loin, Vejer de la Frontera est un village très blanc qui couronne une colline verte sous un ciel presque toujours bleu, très près de la mer. De l’intérieur, c’est une petite ville typique andalouse, à base de ruelles en pentes superposées ponctuées de vestiges phéniciens, romains, arabes et chrétiens.

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Comme de grandes icônes, les cartes postales de Vejer se retrouvent dans toutes les boutiques de souvenirs de la province de Cadix : des maisons blanches qui éblouissent au soleil, des rues étroites qui sacralisent l’ombre et qui semblent se précipiter depuis sa géographie abrupte, comme une espèce de Santorin, la mer qui baigne ses flancs en moins.

Statue de la Vierge MariePlace forte et objet de convoitise, Vejer  ne cesse de passer de mains arabes à mains chrétiennes durant la Reconquista (d’où son nom de la Frontera), jusqu’à ce que Fernando III le Saint la conquiert définitivement en 1250. Comme toute enclave frontalière, son allure reflète un profond mélange d’influences, bien qu’elle garde une esthétique avant tout arabo-andalouse plus proche de Chefchaouen que de la typique enclave-forteresse castillane.

 

 

 

Non loin du centre de Vejer, plusieurs abris naturels servent de support artistique à des peuples primitifs. Les cuevas (grottes) de los Ladrones, de los Hierros et le Tajo (faille) de las Figuras renferment des représentations animales et humaines en rouge, noir et blanc, et sont des lieux de passages obligés de n’importe quelle route de l’art rupestre en Andalousie.

L’océan Atlantique se trouve à 9 km. Il borde la commune, permettant à Vejer d’arborer le titre de village sur mer. La plage d’El Palmar est de fait la cerise sur le gâteau qui complète une offre touristique complète et variée, d’autant plus mise en valeur par la proximité de Vejer avec la route des villages blancs, le détroit de Gibraltar ou les ruines romaines de Baelo Claudia.